Vous avez dit « jeu » à l’école ? (1)

jouerA » Si le jeu constitue un droit
légitime de l’enfance, c’est
qu’il représente un aspect
crucial du développement
physique, intellectuel et
social de l’enfant.
Article disponible
sur
l’excellent site
enfant-encyclopédie

 » Le jeu constitue une activité spontanée, volontaire, amusante et flexible
qui fait appel au corps, aux objets et aux symboles ainsi qu’aux liens
entre eux. (…)
Reconnu comme un phénomène universel, le jeu constitue un droit légitime
de l’enfance et tous les enfants devraient pouvoir l’exercer. (…)
Les facteurs culturels ont une influence sur les possibilités que les enfants
ont de pouvoir jouer librement de diverses façons.
Au cours de la dernière décennie, les activités récréatives ont de plus en plus
laissé place aux instructions éducatives, surtout dans les sociétés modernes
et urbaines.
De plus, les inquiétudes des parents à l’égard de la sécurité limitent les
possibilités que les enfants ont de prendre part à des activités amusantes
et créatives.
Dans le même ordre d’idées, la hausse des jouets commerciaux et des
développements technologiques de l’industrie du jouet a entraîné des
comportements liés au jeu plus sédentaires et moins sains chez les enfants.
Malgré tout, le jeu doit faire partie intégrante de l’éducation des jeunes
enfants et le temps qui y est consacré ne devrait pas être réduit et éliminé
subitement au profit de l’apprentissage.
Le jeu permet aux enfants de développer leurs aptitudes avant
d’apprendre à lire et à écrire, leurs aptitudes de résolution
de problèmes et leur concentration, mais il génère également
des expériences d’apprentissage social et il aide les enfants
à exprimer le stress et les problèmes potentiels.

Tout au long des années préscolaires, les jeunes enfants jouent à différents
jeux, notamment des jeux sociaux, parallèles, impliquant des objets,
sociodramatiques et locomoteurs.
La fréquence et le type de jeu varient selon l’âge, la maturité cognitive,
le développement physique et le contexte culturel de l’enfant.
Par exemple, les enfants ayant des limitations physiques, intellectuelles
et linguistiques adoptent des comportements liés au jeu, mais ils peuvent
éprouver des difficultés à jouer à certains jeux et nécessiter ainsi une plus
grande supervision de la part des parents, comparativement aux enfants
qui grandissent normalement.

jouer2Le jeu social est généralement le premier
type de jeu auquel les jeunes enfants participent.
Le jeu social est caractérisé par des interactions
amusantes avec les parents ou d’autres enfants.
Bien qu’ils soient entourés d’autres jeunes de
leur âge, les enfants âgés de 2 à 3 ans jouent
habituellement côte à côte sans trop interagir
entre eux (à savoir, des jeux parallèles).

Au fur et à mesure que leurs aptitudes cognitives se développent,
notamment leur habileté à imaginer, à imiter et à comprendre les croyances
et les intentions des autres, les enfants commencent à prendre part à des
jeux sociodramatiques. En interagissant avec des pairs du même âge,
les enfants développent leur pensée narrative, leurs aptitudes de résolution
de problèmes (p. ex., quand ils négocient les rôles à jouer) et une
compréhension générale des modules d’une histoire.
jouer6À peu près au même moment,
les jeux physiques et
locomoteurs
sont aussi de
plus en plus fréquents.
Bien que les jeux locomoteurs
comprennent généralement la
course et l’escalade, les combats
ludiques sont très courants, surtout
chez les garçons âgés de 3 à 6 ans.

Contrairement à la croyance populaire, les combats ludiques n’ont pas
pour but de blesser intentionnellement sur le plan émotionnel ou physique,
même s’ils peuvent sembler réels. En fait, pendant le primaire, uniquement
environ 1 % des combats ludiques deviennent des agressions physiques
graves. Néanmoins, les répercussions de tels jeux sont particulièrement
inquiétantes chez les enfants qui adoptent un comportement antisocial
et qui font moins preuve d’empathie, auquel cas, la supervision est justifiée.

De plus, selon les enfants, le contexte culturel influe sur la fréquence,
le type et l’aire de jeu. Bien que le jeu renferme des éléments universels
que l’on retrouve dans toutes les cultures, il comprend également certaines
différences. Par exemple, les enfants qui vivent dans des milieux ruraux
s’adonnent généralement plus à des jeux libres et ont accès à de plus
grandes aires de jeu.
À l’inverse, les adultes doivent superviser plus souvent les enfants qui jouent
dans les milieux urbains pour des raisons de sécurité. Dans le même ordre
d’idées, les cultures ne considèrent pas le jeu de la même façon et elles y
réagissent différemment.
Certains adultes s’abstiennent de jouer, car le jeu représente une activité
spontanée pour les enfants, tandis que d’autres favorisent l’importance
du jeu structuré pour promouvoir le développement cognitif, social et
émotionnel des enfants. (…) »

Article à poursuivre sur l’excellent site enfant-encyclopédie

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