Être écocitoyen à l’école…

ecology

Extrait d’un guide téléchargeable
sur le site de l’ADEME

Article original :
Être écocitoyen au bureau

A l’école, au bureau comme à
la maison, nous avons besoin de
nous chauffer, de nous éclairer,
de nous équiper (en fournitures,
en mobilier…).
Nous avons donc besoin
d’énergie et de matières premières. Nous savons tous aujourd’hui que leur
consommation n’est pas sans conséquences pour notre environnement.
A l’école, au bureau se présentent sans arrêt des occasions de consommer
de l’énergie, produire des gaz à effet de serre, des déchets, des polluants…
mais aussi de prendre en compte la protection de l’environnement.
ecologie2Y appliquer les mêmes
principes qu’à la maison
est tout aussi nécessaire :
nous y passons beaucoup
de temps, nous y sommes
actifs et nous sommes
nombreux.

Où et comment agir ?

 

Les équipements, une utilisation plus économe

  • L’ordinateur

La façon d’utiliser l’ordinateur est déterminante pour limiter sa consommation.
Pour allier sobriété et efficacité au bureau : utiliser le mode veille avec
discernement. Un ordinateur en veille utilise encore 20 à 40 % de
sa consommation en marche. Autant l’arrêter le plus souvent possible !

Bien gérer le fonctionnement de l’écran : il supporte très bien les extinctions
et allumages répétés. Pour faire des économies, inutile de le laisser allumé
si on ne s’en sert pas pendant plus d’un quart d’heure.
Diminuer sa luminosité permet de réduire sa consommation.
C’est aussi plus confortable pour la vue

Attention aux économiseurs d’écran destinés à prolonger sa durée de vie
qui font appel à des graphismes 3D : ils peuvent consommer autant,
sinon plus que le mode actif.

  • L’imprimante et le photocopieur

La puissance des imprimantes jet d’encre varie de 5 à 10 W en fonctionnement.
Ces appareils n’ont pas besoin de préchauffage, au contraire des imprimantes
laser dont la puissance se situe entre 200 et 300 W.
Ces dernières sont cependant plus adaptées à des gros volumes d’impression.
Pour ces appareils aussi, les économies à l’usage sont primordiales.
Ainsi, un photocopieur consomme 80 % de son énergie en mode « attente ».

  • Le papier, consommer moins et mieux

arbred dessinLa fabrication de papier est une activité
très gourmande en énergie et en eau.
Elle utilise des produits chimiques nocifs,
notamment pour blanchir le papier.

Le développement des TIC n’a pas
diminué la quantité de papier au bureau,
comme on aurait pu s’y attendre.
Le papier reste le premier consommable
utilisé au bureau avec 65 kg de papier
consommé par personne et par an,
c’est à dire l’équivalent de 25 ramettes
environ. Il représente les 3/4 du tonnage
des déchets qui y sont produits.
Le taux de recyclage de ces papiers de
bureau est seulement de 35 % en France.

Utiliser moins de papier, c’est faisable :
– en évitant de tout imprimer : les courriels, les documents
de travail en intégralité, les présentations numériques… On peut sélectionner
seulement ce qu’il est indispensable de conserver, ce qui nécessite d’être lu
quand on n’est pas à son poste de travail, etc.,
– en configurant photocopieurs et imprimantes en mode recto-verso,
– en imprimant les documents en 2 pages par feuille,
– en imprimant le nombre d’exemplaires nécessaires, pas plus, en utilisant
des enveloppes à utilisation multiple pour le courrier interne,
– en réutilisant comme brouillon les versos blancs des documents imprimés
ou photocopiés,
– en annulant les abonnements inutiles aux journaux et aux revues,
même s’ils sont gratuits…

Mieux choisir le papier
Il est possible d’identifier le papier ayant le moins d’impact sur l’environnement
pour l’exiger lors de l’édition des documents de communication par exemple,
ou pour les besoins de tous les jours. Pour comprendre les impacts des
papiers que vous utilisez, vérifiez les logos présents sur l’emballage ou
le document imprimé.

  • Courriels, requêtes web… :
    les effets d’une expansion remarquable

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont devenues
indispensables au fonctionnement du monde du travail, pour réaliser
une réunion à distance, envoyer des documents, rechercher des informations…
Les échanges sont beaucoup plus rapides, le partage d’information devient
quasi instantané. En outre, ces pratiques peuvent favoriser le télétravail,
remplacer les déplacements professionnels, réduire la consommation
de papier…
La réalité est plus nuancée : ces technologies génèrent des impacts
spécifiques, en croissance rapide du fait de leur succès. Les avantages
environnementaux attendus (baisse de la consommation de papier et
des déplacements) ne sont pas vraiment au rendez-vous.

Chaque utilisateur diminue l’impact environnemental des TIC quand
il fait le choix de la sobriété et de la rapidité,
en limitant :
– le nombre de destinataires (ciblage des destinataires, sélection
des destinataires lors des réponses aux messages groupés…),
le temps de lecture à l’écran (envoi de documents faciles et rapides
à lire, de présentation de type slide avec peu de texte…),
le nombre de documents en pièce jointe et leurs poids
(fichiers compressés, PDF basse résolution, lien hypertexte en lieu
et place d’un document, solutions alternative à l’envoi de documents
très lourds…),
le stockage des courriels (suppression des courriels inutiles ou obsolètes,
suppression immédiate des spams, installation d’un anti-spam sur
l’ordinateur…).
en simplifiant les recherches sur le web :
– enregistrement des sites souvent consultés comme favoris,
– entrée directe de l’adresse URL d’un site plutôt que de passer
systématiquement par un moteur de recherche,
– utilisation de mots-clés précis et ciblage de la demande lors
des requêtes web. et, plus généralement :
– en imprimant des messages ou des documents seulement si
c’est nécessaire, en imprimant recto-verso et en qualité brouillon
pour les documents de travail, internes ou non officiels,
– en éteignant la connexion internet et le matériel informatique, la nuit,
dans les entreprises où c’est possible.

  • L’éclairage

Des interventions minimes permettent d’obtenir un bon confort visuel
et/ou de réaliser des économies d’énergie :
– bien choisir l’emplacement des postes de travail.
Placés perpendiculairement aux fenêtres, ils bénéficient au mieux
de la lumière naturelle,éteindre les lampes dans les pièces non occupées
et en cas d’absence.
Y penser quand on part déjeuner, le soir ou avant le week-end : 10 minutes
d’éclairage inutile 3 fois par jour, c’est l’équivalent de 5 jours d’éclairage
en continu au bout d’un an !
– remplacer les lampes énergivores (halogènes…) par des lampes économes
(lampes basse consommation, tubes fluorescents haut rendement…).
C’est important, dans la mesure où l’éclairage représente 15 à 20 %
des dépenses d’énergie dans les bureaux. (…)

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L’ADEME Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, est un établissement public sous la tutelle du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Tous les guides et fiches de l’ADEME sont consultables sur : www.ademe.fr/guides-fiches-pratiques

Les guides peuvent être commandés auprès de : www.ademe.fr/contact

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