Pourquoi jouer est-il indispensable ?

bebeArticle complet disponible sur le site :
yakapa.be

Dès la naissance, le jeu apparaît comme
une activité aussi spontanée qu’essentielle
pour le bébé. Le bébé joue d’abord avec
son corps, sa voix, puis tout doucement
commence à s’intéresser aux autres.

La notion de jeu s’apparente à celle de
découverte mais il a aussi besoin de partager ses découvertes avec
les adultes qui l’entourent. Tous ces moments de jeu sont propices
au développement du lien entre l’enfant et son parent.

Quand l’enfant grandit, les jeux commencent à s’étoffer, du bricolage
aux jeux de société… et en alternance, même s’il est nécessaire que
l’enfant puisse jouer seul  et comprendre que les parents ne sont pas
à sa disposition 24h/24.
Il est important de prendre le temps de jouer avec lui pour plusieurs raisons.

D’égal à égal
Lorsqu’ils jouent, les parents et enfants apprennent à se découvrir autrement,
dans des positions différentes que les classiques places de parents,
d’éducateurs et souvent d’autorité qui en découlent. Il s’agit d’un temps
hors du temps.
On peut tout à fait imaginer que les conflits soient mis de côté le temps du jeu
ou au contraire qu’ils soient exacerbés quitte à les défouler lors d’une partie.
Le jeu peut faire office de médiateur, de tierce personne. (…)
Le jeu permet à chaque membre de la famille (parent/frère/soeur) de découvrir une facette insoupçonnée du caractère de l’autre. (…)
Toutes ces découvertes amènent l’enfant à porter un regard différent
sur ses parents, et par là même, à grandir. Les familles ressortent plus fortes
et plus unies de ces expériences ludiques.
Le « faire semblant »
Le jeu permet également de « faire semblant » de rejouer les expériences
de la journée et par là de les évacuer, d’endosser des personnages que
l’on n’aurait pas possibilité d’endosser dans la « vraie vie », à l’adulte
d’être garant de la frontière entre la réalité et le jeu, parce que jouer
c’est avant tout transformer la réalité.
Le jeu peut avoir des vertus de reconstruction de la confiance en soi
parfois malmenée lors de la vie scolaire.
S’il joue dans un jeu où il est très bon, l’enfant peut se sentir valorisé
alors que dans la cour de récréation il a l’impression d’être toujours mis
sur la touche. A contrario, il peut parfois être nécessaire d’aider l’enfant
à vaincre sa blessure narcissique créée par la perte de la partie, le jeu étant
un moyen subtil de réguler le sentiment de toute-puissance de l’enfant.
La transmission
Jouer avec son enfant est l’occasion de transmettre
– des savoir-faire : eux de construction, sport, cuisine…,
– des valeurs : esprit d’équipe, fair-play, respect des règles…,
– des souvenirs d’enfance.
À condition que le parent les mette lui-même en pratique et joue vraiment
le jeu.

Jouer lui permet d’intégrer l’existence de règles imposées par le jeu et
de se rendre compte que ses parents sont soumis à ces mêmes règles.

Un plaisir avant tout
Cet apprentissage se fait d’autant plus facilement que la notion de plaisir
est présente des deux côtés. Selon l’histoire personnelle de chacun,
la manière de jouer, les choix des jeux diffèrent.
Par ailleurs, il n’est pas toujours nécessaire de créer « un espace jeu »,
tout peut être propice au jeu et des petites séquences de jeu peuvent
trouver place dans la vie quotidienne comme barboter dans l’évier,
prendre le tram, cuisiner…

couv_p1Afin de mettre en place des coins jeux
en classe cet ouvrage la collection
« Construire des savoirs pas à pas »
a été conçu pour aider les enseignants
des écoles maternelles à installer
une progression efficace dans les
apprentissages à partir des modèles
construits dans les espaces de la classe.
« Apprendre dans les coins-jeux »
est un véritable guide qui vous permettra
de lier des activités de jeux libres dans
les espaces symboliques de la classe
et des jeux contraints
au service des apprentissages.

L’organisation de la classe est envisagée dans sa globalité.
Les ateliers autonomes sont inscrits dans une progression et ont des objectifs définis.

cuisineplusLe jeu et en particulier
les jeux d’imitation et
d’expérimentation que  l’on
nomme souvent
« coins jeux » est un
processus global qui suit
un cheminement.
Quand l’enseignant aménage
un espace de jeu, il respecte
l’activité naturelle de l’enfant.

Cette activité est primordiale pour lui, elle est source de défoulement et de régulation, elle facilite
la concentration et développe « l’aptitude à la tâche ». (…)

Le guide pédagogique détaille la progression des apprentissages avec des objectifs répartis sur les 5 périodes de l’année scolaire.
Par exemple pour la Période 1 de septembre à octobre :
Se repérer dans l’espace
– Activités non dirigées de la période
– Installer les espaces jeux de la classe Installer le coin regroupement de la classe
– Associer un objet à son lieu de rangement
– Se repérer dans le micro-espace pour y exercer sa mémoire
– Appréhender le meso-espace à partir de représentations photographiques
– Construire des référents et des traces écrites

Période 2 de novembre à décembre : Se repérer dans le temps
– Activités non dirigées de la période
– Concrétiser l’alternance école/maison
– Séquencer une activité
– Construire des récits du quotidien
– Construire le récit d’une activité projetée
– Construire un référent visuel commun chronologique
– Ordonner des images selon la logique d’une activité vécue (…)

Les séances sont détaillées : objectifs, compétences, éléments déclencheurs,
matériel, déroulement, stratégies des élèves, variables didactiques,
prolongements…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *