Labyrinthes

Un labyrinthe représente un lieu d’où il est très difficile de sortir, qui suit un tracé sinueux et complexe, avec embranchements et impasses, souvent destiné à perdre celui qui y est entré. Au sens figuré, il indique une situation avec des complications inextricables.

 

Photo : Labyrinthe du Château de Villandry (37510)

Dans la mythologie grecque

Le labyrinthe est associé au mythe de Dédale, architecte
du roi Minos. Celui-ci fit élaborer une construction complexe avec des galeries enchevêtrées, un labyrinthe afin d’y enfermer le Minotaure, une créature monstrueuse mi-homme mi-taureau qui exigeait des sacrifices humains.
Dans la légende, Dédale révéla à Ariane, la fille de Minos, le secret pour en sortir : dérouler une bobine de fil en marchant, afin de retrouver la sortie. Ariane confia donc une bobine de fil à Thésée dont elle était amoureuse,
origine de l’expression « le fil d’Ariane ».
Ce secret permit à Thésée de sortir du labyrinthe après avoir tué le Minotaure.
Par la suite, Dédale fut lui-même enfermé dans ce labyrinthe et réussit
à s’échapper par les airs, avec l’aide de son fils Icare…

Le motif graphique du labyrinthe semble être apparu pendant la préhistoire.
On en retrouve dans les constructions de nombreuses civilisations en pierre,
creusé dans des grottes, en végétaux dans les jardins ou encore en motif
décoratif.
Par exemple, en Inde sous forme de « Mandala », en Chine gravés dans
des grottes, en Sibérie dans une tombe datant du Paléolithique,
en Bretagne sur l’île de Gravinis dans une galerie aux nombreux

embranchements. Il est à remarquer que ces tracés labyrinthiques
se retrouvent dans des lieux sacrés.
On peut observer également des formes labyrinthiques dans des édifices religieux.
Le labyrinthe d’église est une forme circulaire avec des anneaux concentriques
qui permet la déambulation sans fin et le recueillement.
Celui de la cathédrale de Chartres, situé au centre de la nef s’enroule comme un serpent.
Pourtant, vers la fin du Moyen-âge, les labyrinthes sont devenus synonyme du « mal » et seront progressivement effacés des lieux religieux.
Parallèlement, les labyrinthes « sortent » et se retrouvent dans les jardins, associés au plaisir de se perdre dans la nature. Ces petits bois coupés de multiples allées entrelacées permettaient de s’y égarer.

Si vous voulez éprouver la déambulation dans un  labyrinthe en trois dimensions, il existe des labyrinthes végétaux en France, éphémères dans un champs de maïs ou permanents dans certains jardins, qui recréent la sensation, teintée d’appréhension de se perdre sans pouvoir retrouver la sortie…
mais en toute sécurité.
Photo : Labyrinthe de Sénart en Seine-et-Marne / Lieusaint (77127)

A l’école

1- Se repérer dans le temps et l’espace

Dès leur naissance, par leurs activités exploratoires, les enfants perçoivent
intuitivement certaines dimensions spatiales et temporelles de leur
environnement immédiat. Ces perceptions leur permettent d’acquérir, au sein
de leurs milieux de vie une première série de repères, de développer des
attentes et des souvenirs d’un passé récent.

L’un des objectifs de l’école maternelle est précisément de les amener
progressivement à considérer le temps et l’espace comme des dimensions
relativement indépendantes des activités en cours et à commencer
à les traiter comme telles.
Elle cherche également à les amener à dépasser peu à peu leur propre
point de vue, à adopter celui d’autrui.

2- Faire l’expérience de l’espace

L’expérience de l’espace porte sur l’acquisition de connaissances liées
aux déplacements, aux distances et aux repères spatiaux élaborés
par les enfants au cours de leurs activités.
L’enseignant crée les conditions d’une accumulation d’expériences
assorties de prises de repères sur l’espace en permettant aux enfants
de l’explorer, de le parcourir, d’observer les positions d’éléments fixes
ou mobiles, les déplacements de leurs pairs, d’anticiper progressivement
leurs propres itinéraires au travers d’échanges langagiers.
L’enseignant favorise ainsi l’organisation de repères que chacun élabore,
par l’action et par le langage, à partir de son propre corps afin
d’en construire progressivement une image orientée.

3- Représenter l’espace

Par l’utilisation, la production de représentations diverses (photos,
maquettes, dessins, plans…) et par les échanges langagiers
avec leurs camarades et les adultes, les enfants apprennent
à restituer leurs déplacements et à en effectuer à partir de
consignes orales.
Ils établissent alors les relations entre leurs déplacements et les
représentations planes par le biais du dessin.
Ces mises en relations seront plus précisément étudiées à l’école
élémentaire, mais elles peuvent déjà être utilisées pour coder des
déplacements ou des représentations spatiales.
De plus, les dessins, comme les textes présentés sur des pages
ou les productions graphiques, initient les enfants à se repérer et
à s’orienter dans un espace à deux dimensions, celui de la page
du cahier et du livre.
Dans un labyrinthe dessiné, l’enfant doit suivre ou trouver un chemin
entre des lignes. L’oeil doit guider la main et anticiper le tracé
sans franchir de lignes.

Afin d’aider les enfants à se repérer dans l’espace graphique, ces trois recueils d’activités vous proposent chacun une quarantaine de labyrinthes variés présentés par ordre croissant de difficulté.

Des recommandations expliquent et détaillent l’introduction des fiches d’activités
après avoir exploité le thème des parcours à suivre, des labyrinthes «grandeur
nature» lors de séances d’Activités Physiques et Sportives puis des labyrinthes
en «maquette»…

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