Le graphisme à l’école maternelle

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Le geste graphique, quelle progression ?

« (…) Le degré de maturité de l’élève, la précision des gestes en allant du geste spontané au geste intentionnel, la conduite d’un tracé à grandes amplitudes jusqu’au tracé minutieux ou réduit, la maîtrise de l’utilisation de scripteurs de plus en plus fins sont des actes essentiels. Ils sont confortés par le travail du corps dans les activités de motricité fine, mais aussi dans l’espace lors de l’enseignement de l’éducation physique et sportive.
Ce faisceau d’activités permet ainsi une intériorisation et une maturité du geste indispensables aux activités d’écriture.(…) »

 

Auteurs de l’article : B. Calvet et P. Gourdet (conseillers pédagogiques-91)
Extraits de l’article paru dans le numéro de Blé 91 « La maternelle : une école ! »

« Laisser des traces à l’extérieur dans le sable, faire tourner un ruban, dessiner un signe dans le dos d’un camarade qui doit ensuite le reproduire sont autant d’activités qui permettent de travailler des sensations, des représentations de gestes, de signes.

Le choix des outils scripteurs et leur tenue doivent viser une mobilisation de la « position » : la pince avec l’index et le pouce, le support avec le majeur. Une vigilance de tous les instants est nécessaire. Toutes les occasions sont à saisir, devant les élèves, pour écrire en verbalisant son geste.

Enfin, les supports et leurs orientations sont également des variables essentielles pour permettre aux élèves de maîtriser le geste graphique. Les grandes pistes graphiques verticales, voire des tableaux toujours accessibles et adaptés à la taille des élèves, sont à valoriser. Ils offrent un espace de dessin, de graphisme et d’écriture proche, motivant, laissant des traces éphémères où les essais et les erreurs ne sont pas pénalisants.

Voici quelques conseils :
– verbaliser les productions : « Comment as-tu fait pour… ? » ;
– construire des affiches collectives référentes dans la classe au fur et à mesure des découvertes des élèves ;
–  mettre en place un classeur référent ou classeur d’idées regroupant les motifs les plus intéressants ; à la fin de l’année tous les élèves, quel que soit le niveau de leur production, auront un de leurs travaux graphiques dans cet outil collectif. (…)

De quel graphisme parle-t-on ?

(…) Le geste permet l’enchaînement de traces, de courbes, de lignes simples rythmées et organisées. L’appropriation de l’acte graphique se traduit par une intention. L’élève devient conscient de ce qu’il produit par écrit ; petit à petit il anticipe ses gestes, projette des tracés et construit des motifs qu’il peut montrer, expliquer, afficher. Il devient un créateur de formes d’autant plus imaginatif que l’enseignant va en permanence verbaliser pour relancer individuellement et collectivement les initiatives.

Quelles activités mettre en œuvre ?

Il ne faut donc pas réduire ces activités à des contraintes imposées par l’adulte comme un travail de reproduction de signes simples comme une suite de ronds, de traits obliques ou de vagues car le graphisme c’est aussi une forme d’expression, d’art, que l’on peut expliquer, communiquer. La verbalisation des activités permet de donner sens aux productions.
L’élève peut ainsi se comporter comme « un explorateur, un créateur de formes ». (…) »

Auteurs : B. Calvet et P. Gourdet (conseillers pédagogiques-91)
Extraits de l’article paru dans le numéro de Blé 91 « La maternelle : une école ! »
(Bulletin de liaison des enseignants de l’Essonne)

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