Le geste graphique

tracésIl s’agit d’amener l’élève à
prendre conscience du geste graphique et du tracé
qu’il laisse pour arriver à les contrôler, de passer du geste spontané au geste intentionnel.

L’éducation du geste permet l’enchaînement de traces, de courbes, de lignes simples rythmées et organisées.

L’enfant devient conscient de ce qu’il produit et progressivement anticipe ses gestes, il projette des tracés et élabore des motifs qu’il peut montrer et expliquer.

Avant deux ans, si l’enfant se saisit d’un scripteur…..


Avant deux ans, si l’enfant se saisit d’un scripteur, il ne s’aperçoit pas toujours de la trace qu’il laisse… Quelquefois, il ne la regarde même pas.
Vers deux ans il expérimente cette trace, par un simple contact de sa main dans le sable de la plage, sur la buée d’une vitre, avec de la nourriture sur ses vêtements ou sur la table ! Quelquefois, il découvre les empreintes en appuyant dans une matière comme la terre, sa purée ; un geste qui lui procure beaucoup d’amusement par les diverses projections produites ! Lorsqu’il prend un scripteur, l’enfant découvre alors le plaisir de laisser une trace, un plaisir tel qu’il peut recommencer inlassablement.
Les premiers tracés non figuratifs, sont nommés « gribouillis de base ».
Il y a les « balayages » qui matérialisent des gestes saccadés, impulsifs de va-et-vient, le plus souvent des arcs de cercle pour lesquels l’œil suit la main.
Viennent ensuite ou simultanément chez certains enfants, des « tracés circulaires » pour lesquels l’enfant enroule inlassablement son geste. Ces tracés relèvent d’un véritable défoulement moteur ainsi que du plaisir de tracer, de remplir une surface, d’agir sur la matière.
Vers trois ans, des ronds apparaissent, les gribouillis à enroulements se superposent de différentes façons selon l’habileté manuelle et la coordination oculo-manuelle. Grâce à elle, l’enfant commence timidement à contrôler ses tracés ainsi que les points de départ et d’arrivée. En traçant un rond fermé, l’enfant détermine des limites, un extérieur et un intérieur.

Vous trouverez cet ouvrage chez : ebla-editions.fr

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Une fois le rond fermé, apparaissent des éléments rayonnants dirigés vers l’extérieur et des éléments à l’intérieur du rond fermé qui devient un véritable contenant. Ces différents tracés de base, le rond et le trait, se combineront dans le dessin d’un bonhomme « têtard » vers trois ans et demi.
Il symbolise l’entrée dans le désir comblé de la représentation figurative.

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