Des troubles d’apprentissage : la dyslexie

 » Les troubles d’apprentissage sont des problèmes qui nuisent
à la capacité de l’enfant de recevoir de l’information, de la traiter,
de l’analyser et de la retenir. L’enfant peut avoir de la difficulté à lire,
à écrire, à épeler des mots ou à résoudre des problèmes
mathématiques.

1- La Dyslexie

La dyslexie, ou déficience de lecture, fait référence à une difficulté
inattendue en lecture, « inattendue » signifiant que tous les facteurs
nécessaires à la lecture  semblent être présents, (intelligence,
motivation et au moins une instruction adéquate en lecture)
et malgré cela, l’enfant a tout de même des difficultés à lire.

Les difficultés en lecture sont non seulement très courantes
(les estimations vont de 25 à 40 %), elles sont aussi persistantes.
Environ 75 % des enfants qui ont des difficultés à lire en troisième
année continueront à en avoir tout au long de leur scolarité.

Il existe une corrélation élevée entre les échecs en lecture, l’échec
scolaire en général et les problèmes de comportement social et
affectif ultérieur, la lecture étant considérée comme un facteur
de protection qui aide à contrer des conditions sociales ou
économiques défavorables.
Les troubles d’apprentissage représentent un problème de santé
publique grave. Elles entraînent des difficultés relatives à la faculté
d’apprentissage à l’école et dans le milieu de travail qui durent
toute la vie et qui représentent un fardeau financier pour la société.

Les études sur l’imagerie numérique du cerveau ont révélé des
différences de structures d’activation entre les bons et les mauvais
lecteurs. Cependant, lorsqu’on enseigne aux mauvais lecteurs
en utilisant des méthodes basées sur des données probantes,
le système neuronal se réorganise pour ressembler aux structures
d’activation du cerveau observées chez les enfants qui sont de
bons lecteurs. Cette étude démontre que l’enseignement fait
une réelle différence.

En 2000, le National Reading Panel (Comité national sur la lecture),
nommé par le Congrès américain, a indiqué que pour apprendre
à lire aux enfants, il faut leur enseigner notamment les éléments
propres à la lecture
:

Vous trouverez cet ouvrage chez : ebla-editions.fr

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– la conscience phonémique est
la capacité de remarquer et
de discerner les sons individuels
des mots parlés (par exemple:
le mot parlé « batte » a 3 phonèmes (« bbb » – « aaaa » – « t »).
– la phonologie est la capacité
de relier des lettres à des sons individuels.
Le fait de savoir que ces deux composantes sont des éléments clés du développement d’une base en lecture signifie que ces habiletés
et cette prise de conscience peuvent être enseignées aux jeunes
enfants, même avant qu’ils soient en âge de lire.

Dès l’âge de trois ans, les jeux de rimes simples aident les enfants
à commencer à réaliser que les mots parlés sont détachés.
Par exemple, pour savoir que « batte », « chatte » et « patte » riment,
l’enfant doit être capable de se concentrer uniquement sur une partie
du mot (la rime, « atte » dans cette série de mots).
Progressivement, les enfants en viennent à séparer les mots, à
les mélanger et à déplacer les parties au sein du mot.
Des activités simples comme taper des mains en fonction du nombre
de sons (syllabes) dans un mot parlé aident les enfants à apprendre
à séparer les mots.

Le temps passé à enseigner et à renforcer le processus central
de la lecture constitue probablement la meilleure façon de stimuler
les habiletés de lecture. Toute activité qui contribue au développement
des habiletés langagières est opportune, mais à partir de l’âge de
cinq ans, on devrait mettre en place des exercices plus systématiques
(réalisés dans le contexte du jeu) qui durent au moins de 5 à 20 minutes
par jour. La procédure préventive la plus appropriée est basée sur
un principe de consistance qui favorise les rapports dominants
les plus fréquents entre les lettres et les sons.

Les enfants à risque devraient être dépistés et recevoir de l’aide
le plus tôt possible. On devrait évaluer le développement du langage
dès l’âge de deux ans, surtout chez  les enfants ayant des antécédents
familiaux de dyslexie.
Si aucun retard n’est observé, la prochaine étape d’identification
du risq
ue potentiel a lieu à l’âge de quatre ans, quand l’acquisition
spontanée de la connaissance des lettres fournit de bonnes preuves
du besoin éventuel de prévention.

En définitive, le développement de la littératie chez les jeunes enfants
suppose un processus linguistique et de pensée dynamique qui
intègrent la résolution de problèmes, la discussion, la réflexion
et la prise de décision. Les interventions efficaces pour les enfants
à risque de troubles d’apprentissage devraient donc être centrées
sur un apprentissage multidimensionnel.

Les approches optimales d’enseignement de la littératie et des
mathématiques pour les enfants à risque dépassent la question théorique,
elles ont des ramifications à l’échelle nationale et internationale. L’enseignement de ces habiletés de base aux jeunes enfants améliore
leur bien-être scolaire, affectif et social et a des répercussions
sur toute la vie.(…) »

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