Des troubles d’apprentissage : la dyscalculie

2- La Dyscalculie

A découvrir sur le site des Editions EBLA

A découvrir sur le site des Editions EBLA

Dans les premières années scolaires,
les combinaisons
de nombres et les problèmes
sous forme d’énoncés sont
les deux dimensions clés
pour construire une base solide.
Les combinaisons de nombres
sont des problèmes d’addition
et de soustraction avec
des opérandes à un chiffre
(p. ex. 2+3=5).
Au fur et à mesure que l’apprenant
devient compétent en matière
de stratégies de calcul, ces paires
et ces associations s’établissent
dans la mémoire à long terme.


Les problèmes sous forme d’énoncés sont des questions présentées
sous forme linguistique qui demandent de trier l’information et d’ajouter
ou de soustraire des nombres à un ou deux chiffres.

Pour améliorer les compétences relatives aux combinaisons de
nombres, il existe deux démarches d’intervention :

– l’instruction conceptuelle, où l’enseignant structure les expériences
pour favoriser les connaissances interreliées sur les quantités et
explique la matière de façon à amener les étudiants à bien la
comprendre,

– faire des exercices pratiques, moyen par lequel les associations
répétées de problèmes de référence et de réponses exactes
permettent d’établir des représentations dans la mémoire à long terme.

Les dernières recherches révèlent qu’une combinaison de ces
démarches entraîne de meilleurs résultats.

Pour augmenter les habiletés à traiter les problèmes sous forme
d’énoncé, il existe deux autres approches :

– l’instruction métacognitive dans laquelle les enseignants
aident les étudiants à appliquer des stratégies de planification
et d’organisation,

– l’instruction basée sur des schémas grâce à laquelle
les étudiants commencent par maîtriser les règles de résolution
des types de problèmes et développent ensuite des schémas
de regroupement des problèmes par types qui demandent des stratégies
de résolution similaires.

Il reste beaucoup à faire en termes de recherche fondamentale,
d’évaluation et de mesure de rattrapage concernant les déficiences
en mathématiques. Il faudrait un examen diagnostic standardisé pour
obtenir une information plus précise sur des aspects
comme les connaissances en calcul et les procédures de résolution
de problèmes mathématiques chez les élèves souffrant de dyscalculie
qui fréquentent l’école élémentaire.

On aurait aussi besoin de mesures pour identifier les enfants
d’âge préscolaire à risque. De plus, il faudrait faire davantage de
recherches sur les habiletés de base en calcul et en arithmétique
chez les enfants d’âge préscolaire, puisque ces habiletés ont
un rapport avec les risques ultérieurs de dyscalculie, sur la génétique
de la dyscalculie et les systèmes neurologiques qui peuvent entrer
en ligne de compte, ainsi que sur la co-occurrence des problèmes
de lecture et de mathématiques.

Enfin, il faut traiter l’anxiété et l’évitement des mathématiques
qui peuvent découler des déficits cognitifs.
Si l’on ne prête pas attention à la frustration et à l’anxiété, on court
le risque d’exacerber les problèmes à long terme en mathématiques.

Article à découvrir sur le site enfants encyclopédie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *