Maîtriser des gestes graphiques

graph34Le but de l’activité graphique est de former
la main de l’enfant à la réalisation de tracés.
Le graphisme regroupe les tracés
(in)volontaires avec ou sans contenu
symbolique puis les représentations
de mots écrits.
Pour s’acheminer vers le geste de l’écriture à l’école maternelle…

… l’élève s’exerce grâce à une adaptation progressive du geste à l’outil
ainsi qu’à la gestion des espaces et surfaces :
o contrôler en imitant des gestes amples dans différentes directions
tout en améliorant la pression, la préhension des outils pour affiner
la souplesse et l’amplitude des gestes,
o reproduire un motif graphique simple en expliquant oralement
sa façon de procéder permettant de construire un lexique commun
découvert lors des activités,
o s’exercer à réaliser en grand les tracés de base de l’écriture
en gérant l’espace et la posture,
o affiner les gestes en contrôlant le départ, le mouvement et
l’arrivée,
o exécuter des tracés orientés dans un espace graphique
organisé,
o construire puis enrichir des répertoires graphiques collectifs,
o copier une ligne de texte en écriture cursive avec une tenue correcte
de l’instrument, sa feuille placée dans l’axe du bras et en respectant
le sens des tracés.

Vous trouverez cet ouvrage chez : ebla-editions.fr

Vous trouverez cet ouvrage chez :
ebla-editions.fr

Maîtriser des gestes graphiques

Cet ouvrage vous permettra
de mettre en place en petite et
moyenne sections, des activités
appropriées, riches de sens
et programmées sur l’année
afin de faire passer les élèves
d’une activité spontanée à
une activité intentionnelle
qui répond à leurs désirs,
à leurs besoins
mais aussi aux contraintes
imposées par l’adulte.

 

Nouveaux programmes de l’Ecole maternelle

Commencer à écrire tout seul
Un entraînement nécessaire avant de pratiquer l’écriture cursive :
des exercices graphiques

Il faut plusieurs années aux enfants pour acquérir les multiples habiletés
nécessaires à l’écriture:
– utiliser leur regard pour piloter leur main,
– utiliser de façon coordonnée les quatre articulations qui servent à tenir et guider l’instrument d’écriture (épaule, coude, poignet, doigts),
– contrôler les tracés, et surtout tracer volontairement des signes abstraits dont ils comprennent qu’il ne s’agit pas de dessins mais de lettres, c’est-à-dire d’éléments d’un code qui transcrit des sons.

Les exercices graphiques, qui permettent de s’entraîner aux gestes moteurs,
et l’écriture proprement dite sont deux choses différentes.
L’enseignant veille à ce qu’elles ne soient pas confondues.

En petite section, les exercices graphiques, en habituant les enfants à contrôler
et guider leurs gestes par le regard, les entraînent à maîtriser les gestes moteurs
qui seront mobilisés dans le dessin et l’écriture cursive, à prendre des repères
dans l’espace de la feuille.

En moyenne et grande sections, ils s’exercent régulièrement à des tâches
de motricité fine qui préparent spécifiquement à l’écriture.
Ils s’entraînent également aux gestes propres à l’écriture et ils apprennent à :
– adopter une posture confortable, à tenir de façon adaptée l’instrument d’écriture,
– à gérer l’espace graphique (aller de gauche à droite, maintenir un alignement…).

L’enseignant varie les modèles et accorde du temps aux démonstrations
qui permettent l’apprentissage de leur reproduction.(…)

 

(2015) Recommandations du Conseil Supérieur des Programmes

 » Les exercices graphiques, qui permettent de s’entrainer aux gestes
moteurs, et l’écriture proprement dite sont deux choses différentes.
L’enseignant veille à ce qu’elles ne soient pas confondues.

En PS, les exercices graphiques, en habituant les enfants à contrôler
et guider leurs gestes par le regard, les entrainent à maitriser les gestes
moteurs qui seront mobilisés dans le dessin et l’écriture cursive.

En MS et GS, les élèves s’exercent régulièrement à des tâches de motricité
qui préparent spécifiquement à l’écriture. Ils s’entrainent également
aux gestes propres à l’écriture. L’enseignant varie les modèles donnés
aux élèves. Il dit aux élèves que c’est pour apprendre à écrire.

En MS, les enfants apprennent d’abord à écrire leur prénom en capitales
d’imprimerie, avec modèle puis sans modèle.
En fin d’année, ils l’écrivent en cursive.

En GS, ils écrivent leur prénom et leur nom en cursive.
L’objectif étant de construire la valeur symbolique des lettres, l’enseignant
veille à ne jamais isoler les trois composantes de l’écriture :
– la composante sémantique (le sens de ce qui est écrit),
– la composante symbolique (le code alphabétique)
– la composante motrice (la dextérité graphique).

L’écriture en capitales, plus facile graphiquement, ne fait pas l’objet
d’un enseignement systématique.
En effet, lorsque les enfants recopient des mots en capitales, ils tracent
souvent les lettres dans un ordre aléatoire et peuvent ainsi aller jusqu’à
désapprendre la valeur symbolique des lettres.

À partir de la MS, et régulièrement en GS, l’enseignant explique la correspondance
des 3 écritures (cursive, script, capitale).
Les élèves s’exercent à des transcriptions de mots, phrases, textes
connus manuscrits (en cursive) à leur frappe sur ordinateur (capitales du clavier
et script de la sortie imprimante). (…)

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *