Apprentissage du geste graphique

getse grafC’est dans l’apprentissage
du geste graphique
que l’enfant
apprend toutes
les composantes
de l’écriture.

le niveau moteur (0-2 ans)

Les mouvements sont larges et ouverts, ils partent et/ou reviennent
vers le corps. Les tracés se font en bougeant le bras à partir de l’épaule.
L’enfant effectue des balayage horizontaux, des croisements.
Il est dans le geste qui n’est pas contrôlé.
Les outils sont saisis à pleine main.
L’enfant ne s’intéresse que progressivement à son tracé et produit
des formes aléatoires. C’est la période des gribouillis.
L’espace graphique n’est pas encore repéré, l’enfant explore les surfaces
et peut déborder.

le niveau perceptif (2-4 ans)

L’enfant commence à s’intéresser à son tracé. Il y a contrôle de la main
par la vue, le mouvement est réalisé à partir de l’avant bras, en pliant
le poignet. La rotation de la main donne le sens du tracé.
L’enfant peut tracer une forme fermée.
Vers trois ans, le geste commence à être contrôlé: balayages, traits,
lignes brisées, des cercles. Il peut tracer des boucles, des arabesques
car apparaît la double rotation (sens positif et négatif dans un mouvement
continu. Vers trois et demi, la préhension pouce index se confirme
et permet de contrôler le tracé. L’enfant peut réaliser des tracés
dans les deux sens, même s’il n’a pas pris encore conscience du sens
des courbes.

Vous trouverez cet ouvrage chez : ebla-editions.fr

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L’éducation du geste graphique
ne peut véritablement commencer
que vers 3 ans et demi 4 ans,
stade où l’enfant est capable de réaliser
tous les gestes de l’écriture, et peut
donner un sens à son activité car
la différenciation dessin/écriture s’établit.

Vers quatre ans, l’enfant peut mobiliser
les segments du bras
qui permettent la maîtrise du poignet
et la différenciation des doigts.
Le mouvement de la main se coordonne avec celui de l’épaule.
Il est capable d’anticipation visuelle et de contrôle du geste par rapport
à un repère externe. Il peut dessiner une croix ou alignement de bâtons.

Avant quatre ans, l’enfant commence à verbaliser ses productions mais
la signification qu’il donne à ses tracés n’est pas forcément permanente.
A partir de quatre ans, il anticipe. L’habilité dans le geste se renforce.
La pince des 3 doigts se met en place pour manipuler plus finement
les outils courants et les axes directionnels sont maîtrisés.
Apparaît ensuite le stade de l’idéogramme avec l’intention qui précède
le tracé s’installant de façon permanente. L’enfant se construit
une représentation mentale du modèle et peut donc commencer
à écrire des mots courts mémorisés.
La latéralisation se met en place entre 3 et 6 ans, mais la préférence
manuelle peut ne pas être totalement fixée à 6 ans.

L’entrée dans l’écriture s’appuie sur les compétences développées
par les activités graphiques (enchaînements de lignes simples, courbes,
continues…), mais requiert aussi des compétences particulières
de perception des caractéristiques des lettres.

Au CP, ce sera la période de la systématisation de l’apprentissage
du tracé des lettres car l’élève a alors toutes les capacités motrices
pour surmonter les difficultés des tracés.

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