« Grande difficulté » scolaire ? Lozac’h

diificultyArticle d’Anthony Lozac’h,
paru sur le blog « ecole de demain »

Dans la première partie
de son rapport sur le traitement de la « grande difficulté » au cours de la scolarité obligatoire
(nov. 2013), l’inspection générale
se penche sur cette notion très largement utilisée, mais qui nécessite
certainement des précautions d’usage.

On l’entend ainsi dans les salles des maîtres et salles des profs,
on la lit dans les bulletins trimestriels, car c’est une préoccupation
forte du monde enseignant, qui se sent souvent démuni pour poser
des mots et répondre à cette difficulté scolaire.

Par ailleurs, cette attention est liée à d’autres problématiques de mieux
en mieux identifiées dans l’éducation nationale : le décrochage,
la lutte contre l’échec scolaire, l’inclusion…
Mais son usage peut renvoyer à des représentations différentes.
De même, il peut caractériser des élèves aux situations très diverses.
Définir la « grande difficulté » scolaire est donc un premier enjeu,
pour savoir de qui et de quoi l’on parle.

Une notion imprécise et relative (…)

Qui sont les élèves « en situation de grande difficulté » ? (…)

« La définition de la « grande difficulté scolaire » mérite bien au final
la plus grande attention, mais aussi la plus grande vigilance.
La détecter ne s’improvise pas et nécessite un regard collectif
et l’expertise d’une équipe pluri-professionnelle sur une situation
par principe individuelle et complexe.

La grande difficulté ne doit pas être, pour les élèves, une étiquette
qui stigmatise alors que sa détection doit avant tout permettre d’apporter
des réponses à une situation.
Cette vigilance doit aussi s’exercer pour éviter tout déterminisme et
toute généralisation abusive. »

Article d’Anthony Lozac’h, à lire sur le blog « ecole de demain »

2 réflexions au sujet de « « Grande difficulté » scolaire ? Lozac’h »

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