Découvrir les nombres… (1)

un peu » Depuis leur naissance, les enfants ont
une intuition des grandeurs qui leur permet
de comparer et d’évaluer de manière
approximative les longueurs (les tailles),
les volumes, mais aussi les collections
d’objets divers (« il y en a beaucoup »,
« pas beaucoup. »..).

À leur arrivée à l’école maternelle, ils discriminent les petites quantités,
un, deux et trois, notamment lorsqu’elles forment des configurations
culturellement connues (dominos, dés).
Enfin, s’ils savent énoncer les débuts de la suite numérique, cette récitation
ne traduit pas une véritable compréhension des quantités et des nombres.

new programsProjet de programme pour l’école maternelle
22 janvier 2015 à lire sur education.gouv.fr

L’école maternelle doit conduire progressivement
chacun à comprendre que les nombres permettent à
la fois d’exprimer des quantités (usage cardinal) et
d’exprimer un rang ou, un positionnement dans une
liste (usage ordinal). Cet apprentissage demande du
temps et la confrontation à de nombreuses situations.

Objectifs visés et éléments de progressivité

Vous trouverez cet ouvrage chez : ebla-editions.fr

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La construction du nombre s’appuie sur
la notion de quantité, sa codification
orale et écrite, l’acquisition de la suite
orale des nombres et l’usage du
dénombrement.

Chez les jeunes enfants ces
apprentissages se développent en
parallèle avant de pouvoir se coordonner
l’enfant peut, par exemple, savoir réciter
assez loin la comptine numérique sans
savoir l’utiliser pour dénombrer une
collection.

 

Dans l’apprentissage du nombre à l’école maternelle, il convient de faire
construire le nombre pour exprimer les quantités, de stabiliser la
connaissance des petits nombres et d’utiliser le nombre comme mémoire
de la position. L’enseignant favorise le développement très progressif
de chacune de ces dimensions pour contribuer à la construction
de la notion de nombre.

Cette construction ne saurait se confondre avec celle de la numération
et des opérations qui relèvent des apprentissages de l’école élémentaire.

Stabiliser la connaissance des petits nombres

counting4Au cycle 1, la construction des
quantités jusqu’à dix est essentielle.
Cela n’exclut pas le travail de
comparaison sur de grandes
collections. La stabilisation de la notion
de quantité, par exemple trois, est la
capacité à donner, montrer, évaluer
ou prendre un, deux ou trois et à
composer et décomposer deux et trois.

 

Entre deux et quatre ans, stabiliser la connaissance des petits nombres
(jusqu’à cinq) demande des activités nombreuses et variées portant sur :
– la décomposition et recomposition des petites quantités (trois c’est deux
et encore un ; un et encore deux ; quatre c’est deux et encore deux ;
trois et encore un ; un et encore trois),
– la reconnaissance et l’observation des constellations du dé,
– la reconnaissance et l’expression d’une quantité avec les doigts de la main,
– la correspondance terme à terme avec une collection de cardinal connu.

L’itération de l’unité (trois c’est deux et encore un) se construit progres-
sivement, et pour chaque nombre.
Après quatre ans, les activités de décomposition et recomposition
s’exercent sur des quantités jusqu’à dix. (…) »

 

2 réflexions au sujet de « Découvrir les nombres… (1) »

  1. Si je comprends bien les nouveaux programmes indiquent de travailler sur les nombres de 1 à 5 pour les 2-4 ans (TPS-PS) puis jusqu’à 10 après 4 ans (MS-GS) ?

  2. En effet :
    « Entre deux et quatre ans, stabiliser la connaissance des petits nombres (jusqu’à cinq) (…)
    Après quatre ans, les activités de décomposition et recomposition s’exercent sur des quantités jusqu’à dix. » (…)

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